Dans Ütopya, le numérique a une place cruciale au sein du processus démocratique. C’est au fur-et-à mesure des années que les Civiltechs ont envahies ce système. Tout commença par l’implémentation de ces dernières par un petit groupe de Représentants à la Gouvernance. Ils souhaitaient permettre aux gens débordés de faire valoir leur opinion, en toute heure et tous les jours. Ils firent ainsi développer une plateforme d’échange, un peu à la manière d’un forum, qui fonctionnait simplement avec Internet. Il était possible au citoyen de créer des topics et ainsi de lancer des débat. Les topics créés par les Représentants à la Gouvernance étaient mis en avant, si bien que lorsqu’ils avaient besoin de l’avis de leurs électeurs, ils obtenaient des réponses assez rapidement. La plateforme connut assez vite un certain succès auprès des locaux, et plus ou moins la moitié d’entre eux, six mois après son lancement, étaient inscrits dessus. Evidemment, tous n’étaient pas très actif, mais il y avait assez de participation pour créer un véritable débat. Vinrent alors quelques problèmes provoqués par ce succès. Des gens qui ne faisaient par partie de la Communauté de Commune commençaient à s’inscrire sur la plateforme, ce qui la détournait de son but premier. Face à cela, il a fallu officialiser le protocole en travaillant avec les mairies. Dorénavant, les registres communaux étaient croisés avec la base de données de la plateforme, et seuls les habitants de la commune pouvaient s’inscrire. Ainsi, en plus du nom et du prénom, il fallait rentrer son numéro de carte d’identité. Nous en étions venus à entrer des informations très personnelles, le problème de la sécurité arriva. Il fallu rapidement trouver des solutions, et engager des experts en cybersécurité n’était pas toujours possible pour les petites communautés de communes. C’est alors qu’elles ont demandé de l’aide au gouvernement, par le biais des Représentants à la Gouvernance. Il faut bien comprendre qu’entre temps, la quasi-totalité des communes s’était équipée de ce système, et cela au bout de même pas un an. Le Conseil Global fut alors saisi. Ce furent les Conseillers Particuliers à la Recherche et à l’Education qui défendirent le programme avec le plus de zèle. Ils proposèrent d’investir 7 millions dans la mise en place d’une plateforme commune à toute la France, plutôt que de perpétrer un simple CMS hébergé à la charge de chaque Communauté de Commune. La mesure fut acceptée par le Conseil Global puis par le Conseil à la Gouvernance. Le développement de cette plateforme commença et, si vous avez lu le premier ütopya, vous savez le nom qu’a reçu ce projet : démocr@tie. Tout fut donc repris. On décida que le système serait décentralisé, et partagé entre 50 datacenters répartis aux quatre coins d’Ütopya. On veilla également à transférer la base de donnée de l’ancien système aux nouveaux, afin de ne pas faire perdre de temps aux utilisateurs. Le système était maintenant divisé entre trois instances : celle pour la Communauté de Commune, celle pour les Conseils Généraux, et celle pour la Haute Gouvernance. Cette dernière décida également de remplacer certains scrutins « IRL » par des scrutins virtuels. Ainsi, les Conseillers Généraux et le Représentant National étaient dorénavant élus via démocr@tie. Au départ évidemment, les gens furent assez frileux, car l’opinion publique craignait un piratage. Mais après quelques années, celui-ci ne survenant pas, les citoyens prirent confiance en ce dispositif. À tel point que pour permettre une vie électorale au plus grand nombre, des formations aux Civiltechs voyaient le jour dans les maisons de retraite. Elles étaient prodiguées en particulier par des jeunes du service civique. Toutes les mairies doivent aujourd’hui tenir à libre disposition trois ordinateurs, afin de permettre aux personnes ne disposant pas d’Internet -personnes très rares à Ütopya- l’utilisation de démocr@tie. Globalement, démocr@tie a été une très grande avancée pour les Ütopyens. Elle a permis de rajouter une dimension ludique à la politique, tout en épargnant l’organisation de certaines élections aux communes. Elle ne présente pas de réel inconvénient puisqu’elle est adaptée aux personnes handicapées. Une application mobile est également disponible.


C’est ainsi qu’est employé le numérique dans la démocratie Ütopyenne. Son utilisation est centrale, comme tu l’auras constaté. Le prochain épisode tournera autour de la place des médias Ütopyens. Tu peux te tenir au courant via Twitter, Mastodon, ou en t’abonnant par mail pour être tenu au courant de chaque mail. Comme d’habitude en fait. A la prochaine !



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