Quand je discute avec quelqu’un et qu’il me parle de populisme, il voit toujours cela comme un mal. D’ailleurs, on a rapidement tendance à proposer le populisme comme définition de l’extrême gauche. Pourtant le populisme n’est pas un mal. Tout de suite assimilé au communisme, on en a souvent une vision assez manichéenne. « C’est un endoctrinement des plus naïfs, à qui l’on fait miroiter des promesses socialistes intenables, pour ensuite les tromper ». Et toute suite on dit alors : « JLM quel populiste ! ». D’abord mettons-nous d’accord : ce billet n’est pas un plaidoyer en la faveur de Jean-Luc Mélenchon. Même si c’est vrai qu’il est mignon. C’est simplement la vision que je me fais du populisme. Et même si à l’origine, ce dernier était un mouvement politique Russe prôné au XIXème, je ne l’associe pas au communisme. Contrairement à beaucoup. Pour moi, une politique populiste vise à mettre le peuple au cœur du débat et à protéger ses intérêts, c’est-à-dire ceux du plus grand nombre. Tu peux constater que c’est très différent de la vision classique que l’on a du populisme. Cette vision qui en somme, consiste à définir le populisme comme de la démagogie. Car le populisme n’est pas démagogique, c’est plus un idéal démocratique, ce qui est bien différent. Nous sommes dans une démocratie représentative (démocratie participative dirait Ségo, même si une nuance s’opère). Quel meilleur régime alors, qu’un régime populiste ? Si l’on ne souhaite pas réformer le système (même si les populistes le veulent souvent), alors autant qu’il s’agisse d’un système populiste. Cela n’est que plus juste et plus démocratique.

Le populisme on le sait, est constamment associé à Mélenchon. Si bien qu’au final, c’est ce dernier qui définit cette notion. Ce qui est un problème, puisqu’il est loin d’être le seul candidat à recourir au populisme. Tel que je le vois en tout cas.

Cet article a un commentaire

Laisser un commentaire

*

code

Fermer le menu